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(peut-être mars 2015)

Il faut écrire sur les voyages (on the car) ; si les impressions manquent de la distance souhaitable pour les jauger tout entières, avec celle-ci vient souvent la fadeur ; souvent aussi, l’oubli. J’aime voyager, au moins me déplacer, être portée par un véhicule et glisser dans le monde en le voyant changer d’apparences. Quelques pauvres jours passés au contact d’êtres qui me sont chers rouvrent sur le monde les fenêtres qui sont dans moi et je sens plus que jamais les similarités – non toujours de vues, mais des paysages intérieurs où peuvent s’ébattre nos pensées – qui nous attachent. J’ignore si les terrains intellectuels, plus que ceux de l’art, me sont une indispensable patrie. Je connais à présent combien mes sensations ont plus de vie après que j’ai secoué comme un chien qui sort de l’eau la gangue paisible où ma raison fossilise inachevée. Alors que de stériles discussions, avec des esprits légers ou obtus me laissent vidée, déconfite et, si mon vis-à-vis a plus de tenue que moi-même (hélas, c’est souvent le cas), ébranlée, morcelée, vide des arguments qui dirigent ma conduite et me reviennent une fois quitté le champ de bataille, les âmes éclairées et éclairantes me poussent au contraire à dégrossir chacune des formes que j’ai pressenties, à la ciseler jusqu’à ce qu’elle supporte leur sceptique attention, qui se posent sur des détails qui m’étaient jusqu’alors insoupçonnés. Dans la surprenante inquiétude qui m’habite, moi qui raisonne et ambitionne de vivre en dépit de lui, du jugement d’autrui [


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1er mai 2014 – C’est cent fois mieux (Essai parolier)

À mes yeux, formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Un jour elle est partie
Dans ses mains son courage
Son cœur très pur dans ses bagages
Elle a suivi un rêve
Le rêve de sa vie
Pied de nez aux jours gris

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inébranlable
Incontestable

Et son rêve passait
Par le lieu d’un bonheur
Pris dans une vie antérieure
Mais elle est dans le noir
Elle ne sait plus bien
Si ce bonheur était le sien

Alors je lui redis
Qu’on ne met pas en cage
Les chats, les oiseaux, les orages
Que quand la pluie s’achève
Les ruisseaux sont remplis
Sillonnant le pays

Et qu’elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inoxydable
Incontestable
Pour moi c’est une amie,
Non, ce n’est pas n’importe qui
N’importe qui

Nul n’a vu ni ne sait
Jusqu’où s’étend son cœur
Ni ce qu’elle a vaincu de peurs
Elle est seule à pouvoir
Retrouver son chemin
L’éclaircie n’est pas loin

Et comme elle est partie
Reprenant ses bagages
Elle franchira le barrage
À la source du rêve
Car le monde est petit
Et vaste le pays

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’ininflammable
Incontestable

On n’apprend, je le sais,
Jamais de ses erreurs
Parce qu’il n’y a pas d’erreurs
Mais des pas dans le noir
Et quand on n’y voit rien
Les amis sont sur les chemins

Elle, elle est formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est tous mes amis
Et pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

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