Non classé, Santé et bien-être, Voyages

4 avril 2016

 

Les branches sont couvertes de fleurs nouvelles
Le jardin, de constellations bleues et violettes
Moi, je ne peux ouvrir ma fenêtre
Je suis dans le noir
La lumière ne m’atteint pas
Le soleil s’est retiré

Il me semble que le ciel est une marée vermeil
Et le sol, un bourbier pourpre
Que l’on m’a brisé et les pieds et les mains
Car je ne peux me lever
Ni embrasser
Tout m’est interdit

Aux yeux du printemps suis-je criminelle
La nature rejette-t-elle mon amitié
Est-ce déjà la vieillesse
Et dans quel exil gît mon cœur
Faut-il saigner
Faut-il mourir

Il me semble que le monde est un jardin funèbre
Et la vie, une illusion
Que l’on m’a brisé les ailes et la queue
Car je ne peux m’envoler
Vers ce que j’aime
Il en soit ainsi

Les arbres se couvriront de baies nouvelles
Les routes, de constellations bleues et violettes
La liesse éclairera ma fenêtre
Mon chant sera noir
Le soleil n’entrera pas
Où je serai retirée

Par défaut
Actualités et politique, Divertissement, Musique, Simplement, Voyages

1er mai 2014 – C’est cent fois mieux (Essai parolier)

À mes yeux, formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Un jour elle est partie
Dans ses mains son courage
Son cœur très pur dans ses bagages
Elle a suivi un rêve
Le rêve de sa vie
Pied de nez aux jours gris

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inébranlable
Incontestable

Et son rêve passait
Par le lieu d’un bonheur
Pris dans une vie antérieure
Mais elle est dans le noir
Elle ne sait plus bien
Si ce bonheur était le sien

Alors je lui redis
Qu’on ne met pas en cage
Les chats, les oiseaux, les orages
Que quand la pluie s’achève
Les ruisseaux sont remplis
Sillonnant le pays

Et qu’elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inoxydable
Incontestable
Pour moi c’est une amie,
Non, ce n’est pas n’importe qui
N’importe qui

Nul n’a vu ni ne sait
Jusqu’où s’étend son cœur
Ni ce qu’elle a vaincu de peurs
Elle est seule à pouvoir
Retrouver son chemin
L’éclaircie n’est pas loin

Et comme elle est partie
Reprenant ses bagages
Elle franchira le barrage
À la source du rêve
Car le monde est petit
Et vaste le pays

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’ininflammable
Incontestable

On n’apprend, je le sais,
Jamais de ses erreurs
Parce qu’il n’y a pas d’erreurs
Mais des pas dans le noir
Et quand on n’y voit rien
Les amis sont sur les chemins

Elle, elle est formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est tous mes amis
Et pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Par défaut
Actualités et politique, Santé et bien-être, Simplement, Voyages

9 novembre 2013

 

 

La vie en anartie
A goût amer sans une amande
Comment ces ans à moi barbares
Passent-il sous ma dent
Sans que se rétracte mon âme ?

Un rêve parfois – un rêve ! –
Revient suspendu
Aux rayons de joie, perdus
– Qu’un instant achève,
Liquides, au bord du
Regard – et s’élève – s’élève…

S’échoit, plumetant ;
Un silence sonore entame
L’absurde tunnel de ma vie :
Cruelles sarabandes
Résonnant dans le vide d’art !

Par défaut
Actualités et politique, Santé et bien-être, Voyages

22 juillet 2013 – Jeunes Charrues

Au bourg les impressions m’acculent
– Feux crépuscules ;
Nouvelles-nées –
Car la vie mouette a passé.

Une infante assoiffée titube et s’émerveille,
Qui tombait ;
Les socs de cette terre ont fait de longs sillons
Dans la baie.

Voici que quinze ans ont passé
– Vois cet été
De canicule
– Où tombe le vent et recule.

 

Au coin que l’on vous a vendu
Rit – attendue –
La maisonnée
– C’est là le fruit de tant d’années.

De la terre et la mer les enfants tout pareils
Ont changé ;
Près des grands estropiés les jeunes arbres sont
Plus âgés ;

De cinquante à soixante années
Vous retrouvez
– Vous sont rendues –
Que vous n’aviez jamais perdues.

 

Par défaut
Autres, Musique

Maïsha (Tentative de traduction seconde)

Maïsha

 

Seule, écoutant la lune,

Une orpheline pleurait dans le noir ;

Seule, écoutant la lune,

Maïsha* appelait au secours ;

Elle avait tant et tant marché

Qu’elle en avait perdu sa route.

Tous connaissent son histoire

 – Mais son nom, qui le connaît ?

(bis)

«  Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Qu’elle retrouve le sommeil !

« Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Je t’en prie pour Maïsha ! »

 (ter)

*Le prénom Maïsha signifie vie, âme en swahili.

D’après :

The Idan Raichel Project, Maisha

http://irpforum.nstars.org/t27-lyrics-translation

et Lexilogos : http://www.lexilogos.com/swahili_dictionnaire.htm

Par défaut