Voyages

1er octobre 2011 – À une amie mélancoliée

J’aimerais bien Vous consoler
En Vous envoyant par les airs
(Quand bien même c’est pis-aller)
De ce qui comble des déserts ;

De ces instants chers et sans prix
Dont on imprime les fossettes,
Desquels mon cœur a tout appris ;
Tintant comme autant de piécettes :

Trois secondes à caresser
Un petit être vert-doux-gris
Par cette Sereine embrassées
Sont trois miracles rabougris.

Dans le vent j’en souffle au roseau
D’autres fleurant ces samedis
Rêvant que Vous porte un Oiseau
Ces ronds enclos de Paradis.

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18 mars 2009

Vert tendre ou d’un blanc frais, du rose un peu mièvre
Au jaune flamboyant, en taches de couleur
Jetées là par un fou qu’illumina la fièvre,
En amas, en parterres, ainsi claquent les fleurs.
Le spectacle est troublant, qui toujours recommence ;
Aux branches sèches et nues, et aigries par l’hiver
Ont surgi les parures impressionnistes et claires ;
L’œil du passant les suit, en manquant l’immanence.
Étourdissants parfums, ensorcelants appels,
Les jardins du château poussent un profond soupir ;
L’air étant bientôt gorgé d’un calme délire.
Accouplements aveugles, étreintes silencieuses,
Le vent libérateur valse entre les pétales
Comme est venu le temps des amours végétales.
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17 octobre 23:17

Je commence déjà à fatiguer, à me traîner comme une loque…
Pas faite pour vivre sous la grisaille ; pas faite pour affronter la pluie et le froid ; pas faite pour me lever avant le soleil…
Et pourtant, d’autres individus arrivent à survivre, mieux! à rester nonchalants et épanouis malgré le manque de lumière (qui n’en est donc par un pour eux…). Faudra qu’ils me donnent leurs « trucs », à moi dont l’humeur se ressent du moindre nuage cachant le soleil. Je ne sais pas si c’est normal, si ça se soigne ; j’ai mis énormément de temps à m’en rendre compte, presque toute ma vie en fait (peut-on parler d’empathie avec des éléments sans âme qui ne ressentent ni joie ni douleur ?).
Paradoxalement, l’amélioration de mon humeur correspond à une chute significative de la qualité de ce que j’écris (j’allais mettre « de mes écrits » ! on ne s’auto-encense jamais assez, n’est-ce pas ?) – il suffit de parcourir les billets « estivaux » et de les comparer aux autres. Je comprends, en partie du moins, la Mélancolie cultivée par les romantiques ; même si je n’ai ni leur style ni leurs qualités d’écriture (que je ne recherche pas plus, de toute façon, que le raisin – trop vert ! – du renard de La Fontaine), je pense que je vais me remettre à versifier, dès que j’en aurai le temps – donc l’ennui.
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