Non classé, Santé et bien-être, Voyages

15 février 2013


Il lui vient
Un râle de méchants et d’envieux
Qui parvient
Ferlant là-haut pour de courts adieux


Les voiles
Toute
La toile
Pour que les monstres en route
Ne trouvent pas l’ocre sous leur pas
Mais il faut coûte que coûte
Contenter la horde qui n’a pas

De nom

Légion


De ronger vers !  hauteurs nues de lilas
Jeter des cartes à la figure
Des châteaux d’arrière et d’avant-hier
Que chavirent
Vents ! lors du sablier
Joie la joie libérée quand tu ! parlas
Temps hors ! du défilé
Qu’ils pâlirent
Dans nos bras de dents ! sous les rapières
Tes rêves ! ton gentil augure
Au jeter de perles nous riions las


Légion

De nom

Changeant toujours et de vues jamais
Depuis un pic qui s’éboule
On en jouit en bas – rendue par mes
Bourrasques plue par la houle
Claustrée
Roule
L’astrée


La bête déchue plissant les yeux
Redevient
Humaine cette douleur sans dieux
Qui revient.



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7 août 2011 – Ces drôles d’humains (essai parolier)

Les vach[es] qui regardent passer les trains
Les comprennent bien ;
Le rêv[e] pass[e] au fond de leurs yeux bovins
Qui n’attendent rien.
Ils sont tout comme ell[es] au bord de la route
Et sans doute
Ont-ils vu passer des milliers de trains…
Ce sont bien

Ces drôl[es] d’humains,
Un peu étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Curieux destin !

Même noyés dans une foule immense,
Skippers solitaires,
Ils savent trouver leur propre cadence
Et par vents contraires ;
Mais chacun espère atteindre à la nage
Un rivage
Où l’on sait apprécier, où l’on ne plaint
Ni ne craint

Ces drôl[es] d’humains,
Plutôt étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
L’affreux destin !

L’araignée là-haut sème à bicyclette
De p[e]tits grains d’étoile,
Génie de leur cœur, folie de leur tête,
Ell[e] tisse sa toile ;
Ils s’en feront des couvertures d’espoir,
Des mouchoirs,
Car par tous les temps, les vents, les chemins,
L’erranc[e] tient

Ces drôl[es] d’humains,
Un peu étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Curieux destin !

Un jour, ravagés, ils s’écroulent enfin ;
Quelle triste fin !
Malgré tout l’amour, la lumière s’éteint…
Mais vos pleurs sont vains :
Ils sont les géants d’un monde en déroute
Qui les voûte ;
Par l’éternité, enfants célestins
Ils vont bien,

Ces drôl[es] d’humains,
Toujours étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Rient du destin !

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Voyages

24 février 2010

La femme désolée comme la lande grise,
Assise sous le vent, ne voit pas les étoiles;
Courbée au bord du ru, elle amène la toile
Déployée au courant d’une triste chemise.
Absorbée par l’ouvrage, elle ne parle pas;
Mais son corps douloureux oscille, un peu crispé;
Elle fredonne une très vieille mélopée
Pour ceux qui ne reviendront jamais sur leurs pas.
La femme contenue comme la lande ardente
Arpente en ses pensées d’autres lieux, elle, encore,
Qui n’a jamais vu Rome et ne croit plus l’aurore;
Mais, lasse, elle poursuit sa tâche débordante.
Et ses mains vont et viennent, ainsi que l’eau amère,
Savonnant et battant le linge et les affronts
Ainsi, le tout dernier toucher que sentiront
Ces gens sera l’empreinte des mains d’une mère.
La femme dévastée comme la lande nue
Est fluette; elle a de grands yeux de chat-huant;
Son ventre flasque est mort. Y était-ce un bruant,
ou un enfant des fées ? Sa mémoire est ténue.
Elle est morte en travail, et n’a pu l’élever;
Une nuit lui reviendra son trousseau final,
Et quitteront ensemble la lande hivernale
La mère et, dans les bras, son enfant retrouvé.
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