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19 avril 2012

Pour B ; Esmeraldine ;

Pensées à : Benoît, Fabienne, Vincent, Patrice ; Armelle, Céline, et Bruno

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Avril au présent

Le vent nous enfantera

Arcachons-nous en

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La Hume levant

Les voiles, nous agrippant

La hune ; le vent

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Inutilement

Droit contre les cordes-là

Phare obstinément

 

Ils parlent de temps

Les rêves nous bassinant

Que passe le vent.

– 

 

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Divertissement, Non classé

Samedi 3 mars 2012 – Pour Enfances

Qui n’aime à se griser de ces tendres regards

Retournés – croit-on – vers cette époque embellie

Par des parures d’or, et rêvée si jolie ?

Pour soi-même l’on a de curieux égards…

À tendre de vertes tentures l’on s’égare,

Entre lesquelles joue un pantin dépoli ;

Voulant qu’en son décor, l’insouciance ait pâli,

D’innocents coloris on l’anime, mais gare !

C’est que ce petit corps pendu à des poulies

– Notre re-création – n’incarne que l’oubli

D’entraves juvéniles ôtées au fil des gares.

L’inconscience a vécu ; le temps s’est établi,

La force originelle, intacte, entre ses plis ;

Libre de nostalgie, l’horizon se bigarre.

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Voyages

19/10/2010

Soudain survint le jaune, englobant tout ;
Aux longs membres sombres le cuivre s’effeuillait,
Ne consentant plus d’ombre ; et le soleil brillait
Acrylique liquide, de partout.

Or d’entre les colonnes s’envolait
Une pluie d’éclats d’ors, qui fit comme un rideau ;
Et voilée, ma vie nue ne fut plus un fardeau
– Tout bas, déjà, l’automne s’étiolait.

Le monde s’offrait telle une couronne,
Joyeux et tournoyant tombeau de boutons d’or,
Et je m’étonnai de distinguer que la mort
Pût être aussi belle à qui lui pardonne.

Dans ce décor luisant je me coulais,
Foulant le blond tapis de feuilles gorgées d’eau
Sous la voûte ajourée où riait un rondeau ;
Mais blondeur n’eut qu’un temps, qui s’écoulait.

Immonde est l’aube murée qui grisonne,
Embrumant mon cerveau d’un linceul insonore.
La glace se tapit sous les tons que j’arbore
– Qui saura nommer ce qui m’empoisonne !

Souvent m’efforçant de rester debout
J’observe les troncs secs, sinistres et inquiets,
Et songeant que la sève, ambre en sommeil douillet
Sous l’écorce y subsiste, malgré tout.

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Voyages

17 mai 2009

– 

– 

J’ai perdu mon chemin et j’ai perdu le temps
De regarder le monde le cœur dans les yeux.
J’ai perdu le courage et je ne sais pas mieux
S’il existe en moi cet invincible printemps.

– 

On dira ce qu’on veut mais je sais que le monde
N’attendra pas longtemps que je prenne le pas ;
On croira ce qu’on veut mais la vie n’attend pas ;
N’atteindra que néant la marche vagabonde.

– 

Deux routes se croisant tendent un carrefour ;
On évite les flaques ; voilà le petit jour ;
Le vent balaie les feuilles et l’éclat dégringole.

– 

Le diable malveillant nous attend au détour.
Perclus et hésitant, l’œil vague aux alentours ;
Il faut courir tout droit, chante le rossignol.
(J’ai récupéré un brouillon de février 2006; les 7 premiers vers sont d’origine.)

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3 mai 2009

Oh! que la lumière vienne de l’intérieur ;
Qu’elle éclaire le monde et cesse d’éblouir !
Je voudrais, et il faut – le temps est un pilleur –
Que tout soit clair et pur et profond, et le pire
Vidé jusqu’à la lie, et le plus beau d’ailleurs
Absolument vécu ; je ne veux pas mourir
De regrets étouffée, consumée de rancœur,
Nue dans l’amertume de menteurs souvenirs.
Antan s’est installé, jadis prend de l’ampleur ;
Même bientôt rejoint prochain, et ils expirent.
Où ont passé les neiges bleues de l’avenir ?
Car celle-ci, souillée, n’est que torrent de pleurs…
Comment, lassitude, retrouver le désir ?
Car la grâce a cessé ; l’ombre peut advenir.
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