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1er mai 2014 – C’est cent fois mieux (Essai parolier)

À mes yeux, formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Un jour elle est partie
Dans ses mains son courage
Son cœur très pur dans ses bagages
Elle a suivi un rêve
Le rêve de sa vie
Pied de nez aux jours gris

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inébranlable
Incontestable

Et son rêve passait
Par le lieu d’un bonheur
Pris dans une vie antérieure
Mais elle est dans le noir
Elle ne sait plus bien
Si ce bonheur était le sien

Alors je lui redis
Qu’on ne met pas en cage
Les chats, les oiseaux, les orages
Que quand la pluie s’achève
Les ruisseaux sont remplis
Sillonnant le pays

Et qu’elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inoxydable
Incontestable
Pour moi c’est une amie,
Non, ce n’est pas n’importe qui
N’importe qui

Nul n’a vu ni ne sait
Jusqu’où s’étend son cœur
Ni ce qu’elle a vaincu de peurs
Elle est seule à pouvoir
Retrouver son chemin
L’éclaircie n’est pas loin

Et comme elle est partie
Reprenant ses bagages
Elle franchira le barrage
À la source du rêve
Car le monde est petit
Et vaste le pays

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’ininflammable
Incontestable

On n’apprend, je le sais,
Jamais de ses erreurs
Parce qu’il n’y a pas d’erreurs
Mais des pas dans le noir
Et quand on n’y voit rien
Les amis sont sur les chemins

Elle, elle est formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est tous mes amis
Et pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

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9 novembre 2013

 

 

La vie en anartie
A goût amer sans une amande
Comment ces ans à moi barbares
Passent-il sous ma dent
Sans que se rétracte mon âme ?

Un rêve parfois – un rêve ! –
Revient suspendu
Aux rayons de joie, perdus
– Qu’un instant achève,
Liquides, au bord du
Regard – et s’élève – s’élève…

S’échoit, plumetant ;
Un silence sonore entame
L’absurde tunnel de ma vie :
Cruelles sarabandes
Résonnant dans le vide d’art !

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2 octobre 2013

Que faire de tous ces jours où l’âme s’étend nue

Et transpercée de rais d’un soleil sans ardeur

Que faire de ce soleil qui me casse les paumes

Qui se caresse la panse d’un air pensif

En roulant du pas lourd d’un bœuf gras et repu

Et qui trois fois digèrerait son ombre étique

Avec gargouillis et vomissures de nuit

Que faire de ces relents de nuits océaniques

Poissant à mes sourcils en de pourpres odeurs

Filtrés en mugissements noyés par l’iris

Et peignant de traînées la fourrure du monde

Que faire de ce monde-ci quand la lumière

Qui reste sous mes ongles est de sanglants atomes

Attendant pour cesser que le rêve flétrisse

Que faire de ce rêve morne et dolent et lascif

Tant que parfois de tous ces jours pareils l’un luit

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7 août 2011 – Ces drôles d’humains (essai parolier)

Les vach[es] qui regardent passer les trains
Les comprennent bien ;
Le rêv[e] pass[e] au fond de leurs yeux bovins
Qui n’attendent rien.
Ils sont tout comme ell[es] au bord de la route
Et sans doute
Ont-ils vu passer des milliers de trains…
Ce sont bien

Ces drôl[es] d’humains,
Un peu étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Curieux destin !

Même noyés dans une foule immense,
Skippers solitaires,
Ils savent trouver leur propre cadence
Et par vents contraires ;
Mais chacun espère atteindre à la nage
Un rivage
Où l’on sait apprécier, où l’on ne plaint
Ni ne craint

Ces drôl[es] d’humains,
Plutôt étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
L’affreux destin !

L’araignée là-haut sème à bicyclette
De p[e]tits grains d’étoile,
Génie de leur cœur, folie de leur tête,
Ell[e] tisse sa toile ;
Ils s’en feront des couvertures d’espoir,
Des mouchoirs,
Car par tous les temps, les vents, les chemins,
L’erranc[e] tient

Ces drôl[es] d’humains,
Un peu étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Curieux destin !

Un jour, ravagés, ils s’écroulent enfin ;
Quelle triste fin !
Malgré tout l’amour, la lumière s’éteint…
Mais vos pleurs sont vains :
Ils sont les géants d’un monde en déroute
Qui les voûte ;
Par l’éternité, enfants célestins
Ils vont bien,

Ces drôl[es] d’humains,
Toujours étranges,
Qui ont parfois les yeux marins,
Qui ont dû voir des anges
Ou leur destin
Pour avoir ce sourire
Et ces airs[-]insensés,
Pour pouvoir toujours dire
Ce qu’on préfèr[e] cacher ;
Ces drôl[es] d’humains
Que l’on ne comprend pas,
Que l’on encens[e] puis jette aux chiens
– Ou vic[e] versa –
Rient du destin !

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18 juillet 2010


De nuit éparpillée naît l’aube lentement,
Barbouillée de nuée ; les gens qu’elle réveille
Œuvrent à balayer des excès de la veille
La ville ensommeillée, silencieusement.

Les femmes impassibles aux cheveux de sinople,
Allongées dans leur rêve au fond de la rivière,
En songe voient passer sur leurs yeux de lumière
Déchets qui rouleront jusqu’à Constantinople.

L’épais trottoir sans âge, de mauvaise humeur,
Fait le dos rond aux mouettes qui entr’ouvrent l’aile,
Blanches sur le pavage aux lignes poivre et sel,
Grises dessous le ciel qui déploie ses couleurs.

C’est dans une eau plus trouble, au jour adolescent,
Que jouent à cache-cache des poissons de fer,
Miroirs doubles tranchant l’onde – l’un, ventre à l’air,
Gît dans un flot d’ordure, où le soleil descend.
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