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1er janvier 2014

Un premier texte pour commencer deux-mil quatorze :

Le chat qui dort est une colline ;
Les herbes hautes grises et rousses
Sont d’une lune les jeunes pousses
Chassées par le frisson des narines ;

L’ample oreille se dresse, terrible
Orée du puits où l’énigme enclose
Gîte, sonore, en son ombre rose :
Bruissant dédale au corps du terril.

Huit âmes chasseresses dessinent
Une ronde pierre chaude et douce,
Une danse espiègle sous la mousse ;
Chat, spirale, veille – cairn et mine.

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Voyages

4 novembre 2011

Oh jour d’entrenuits ; il tombe des pierres,
Il tombe de l’âcre, il tombe du plomb
Et claque sans bruit le portal oblong,
Gardien de mes puits au fond d’un cratère.

Au-dehors le jour coule sans lumière ;
Doigt privés d’ivoire n’y font pas de son
Et si l’âme encore accuse un frisson,
C’est que dans le noir tombe Lucifer.

Les nuées ne font même pas de pluie ;
Toutes ces graines que j’ai vu planter
La terre ont emplie de stérilité ;
Dénuées de sens, les saisons s’enfuient.

Et tombe des nues tout ce qui s’ensuit :
Regards dans l’obscure, à n’en pas douter,
Hagards souvenirs que j’eusse emportés
Si j’avais un cœur où Selênê luit.

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