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4 avril 2016

 

Les branches sont couvertes de fleurs nouvelles
Le jardin, de constellations bleues et violettes
Moi, je ne peux ouvrir ma fenêtre
Je suis dans le noir
La lumière ne m’atteint pas
Le soleil s’est retiré

Il me semble que le ciel est une marée vermeil
Et le sol, un bourbier pourpre
Que l’on m’a brisé et les pieds et les mains
Car je ne peux me lever
Ni embrasser
Tout m’est interdit

Aux yeux du printemps suis-je criminelle
La nature rejette-t-elle mon amitié
Est-ce déjà la vieillesse
Et dans quel exil gît mon cœur
Faut-il saigner
Faut-il mourir

Il me semble que le monde est un jardin funèbre
Et la vie, une illusion
Que l’on m’a brisé les ailes et la queue
Car je ne peux m’envoler
Vers ce que j’aime
Il en soit ainsi

Les arbres se couvriront de baies nouvelles
Les routes, de constellations bleues et violettes
La liesse éclairera ma fenêtre
Mon chant sera noir
Le soleil n’entrera pas
Où je serai retirée

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Voyages

Souvenir d’un jour de printemps

Il serait criminel de toujours garder ce qui jamais ne m’appartint. À un jour de printemps, ou toi — qui écrivis :

Le long d’un mur de pierre
Dans la rue un jour de printemps
Dans le silence d’une prière
J’avance toujours content.

Je m’arrête de temps en temps
Reprenant mon souffle au soleil
Sans eau et toujours fumant
Il n’y a que ma peine qui paye.

À nos pieds se trouve le chemin
Je partirais bien voir comment il finit
Mais tu es là, ça m’fait du bien
Et quand tu ris, je ris aussi.

Partons loin et nous verrons
Au loin se trouve la mer
Partons au loin, nous aviserons
Et derrière se plante un verre.

Tu me proposes de faire demi-tour
Je marche un pas devant toi
J’ai cru que j’étais dans ma cour
mais c’est toi qui donnes le La.

Le calvaire est derrière nous
Fini le temps des silences
Je retire la laisse de mon cou
Bonsoir les gens en vacances.

On se quitte écrasant ma brune
Oh Gast que les vacances sont tristes
On se quitte en écrasant ma brune
Et je repars sur ma piste…

Le Corbeau, 2010

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Voyages

17 mai 2009

– 

– 

J’ai perdu mon chemin et j’ai perdu le temps
De regarder le monde le cœur dans les yeux.
J’ai perdu le courage et je ne sais pas mieux
S’il existe en moi cet invincible printemps.

– 

On dira ce qu’on veut mais je sais que le monde
N’attendra pas longtemps que je prenne le pas ;
On croira ce qu’on veut mais la vie n’attend pas ;
N’atteindra que néant la marche vagabonde.

– 

Deux routes se croisant tendent un carrefour ;
On évite les flaques ; voilà le petit jour ;
Le vent balaie les feuilles et l’éclat dégringole.

– 

Le diable malveillant nous attend au détour.
Perclus et hésitant, l’œil vague aux alentours ;
Il faut courir tout droit, chante le rossignol.
(J’ai récupéré un brouillon de février 2006; les 7 premiers vers sont d’origine.)

– 

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Divertissement

Six mains

 
Elles sont sous brumes ou voilettes,
Inconscientes des mauvais temps,
Et parapluies comme toilettes,
Leur font visage de printemps.
 
Bruines, ruines, écroulements,
A vider des bourses remplies
Voleuses, comme l’est le vent,
Violeuses, comme sont les pies,
 
Qu’elles soient encor blé en herbe
Ou séduites de mal en pis,
Leurs traines trainent tant de gerbes,
Qu’on en serait encor épris…
 
C’est un sillon que Dieu leur fit,
Pour ramender leurs pieux hymens,
Qui restent comme un fruit confit,
Des rois fit-on fêtes de reines ?
 
Du pré ou fleurit la violette
J’en ai vus revenir pourtant
Courbant le dos, baissant la tête,
Étant partis le cœur battant.
 
Sous le voile se dessine
Un sourire au goût de miel
Que l’alliance divine
Rend à jamais éternel.
 
Austères fidélités,
Confidences impromptues,
Les attifets ajustés
Parlent pour l’œil qui s’est tu.
 
 
Merci aux organisateurs et participants de ce colloque au sommet (mais quel sommet ?).
Je les remercie tout particulièrement de me permettre de diffuser ceci sans engager de poursuites judiciaires auxquelles je ne pourrais faire face.
 
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