Santé et bien-être, Voyages

17 novembre 2012

Parmi la foule sans visages, mes pas les ont vus avant moi

Au beau milieu des corps sans âme, des mannequins de cire froide,

Resplendissant sous l’ombre bleue dansaient tes étoiles de jade :

Sur toi Zuben Eschamali avait un frère siamois.

Et je te vins

Tous les soleils ne m’étaient rien

Tu fus bientôt chant à ma bouche, en clef de sol

Et tu jouais de mes cuivres une romance sans paroles,

Ivoire tremblant sous mes mains déroulant une ivre carole,

Je te sus argile et te fis pin parasol

Femme, serpent, je te retins

Pour dit, en vain.

Peux-tu me tailler un calame, tanner une peau de chamois,

Rester d’encre – je t’y peindrai, baiserai tes vertes Cyclades,

Appliquerai deux fois, pleines de leur couleur, mes lèvres roides –

Si je m’endors le ventre creux pour que tu reviennes à moi ?

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