Voyages

17 septembre 214

Si je m’assieds à la surface de l’étang
Sans t’y voir
Tout jour j’entends
Passer le vent gréé qui n’a pas de mémoire
Et se faire des vagues ridant son sillage
Sur l’étang
Qu’est mon visage
Et l’écho de ton pas muser de temps en temps

Quand tu viens me chercher en des yeux sans miroir
Sur mon bran
Tu sens le soir
Croisant tous les voiliers quittés par le jusant
Et les désespérances des caps ; fais-toi blanc
Sous la page
Rêve et attends
Que mes yeux vieillissants restent couleur d’orages

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1er mai 2014 – C’est cent fois mieux (Essai parolier)

À mes yeux, formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Un jour elle est partie
Dans ses mains son courage
Son cœur très pur dans ses bagages
Elle a suivi un rêve
Le rêve de sa vie
Pied de nez aux jours gris

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inébranlable
Incontestable

Et son rêve passait
Par le lieu d’un bonheur
Pris dans une vie antérieure
Mais elle est dans le noir
Elle ne sait plus bien
Si ce bonheur était le sien

Alors je lui redis
Qu’on ne met pas en cage
Les chats, les oiseaux, les orages
Que quand la pluie s’achève
Les ruisseaux sont remplis
Sillonnant le pays

Et qu’elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inoxydable
Incontestable
Pour moi c’est une amie,
Non, ce n’est pas n’importe qui
N’importe qui

Nul n’a vu ni ne sait
Jusqu’où s’étend son cœur
Ni ce qu’elle a vaincu de peurs
Elle est seule à pouvoir
Retrouver son chemin
L’éclaircie n’est pas loin

Et comme elle est partie
Reprenant ses bagages
Elle franchira le barrage
À la source du rêve
Car le monde est petit
Et vaste le pays

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’ininflammable
Incontestable

On n’apprend, je le sais,
Jamais de ses erreurs
Parce qu’il n’y a pas d’erreurs
Mais des pas dans le noir
Et quand on n’y voit rien
Les amis sont sur les chemins

Elle, elle est formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est tous mes amis
Et pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

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26 janvier 2013

Le noir cortège d’arbres dressés

Dans les virages

Écoute le métal crisser

De blancs orages ;

Et raclant le double-vitrage

Las de passer

Les champs déroulent des mirages

De trépassés ;

Écoute poindre en tâches d’ombres

De l’aube vaste

Que l’œil dissout encore les sombres

Pierres du ballast

Et chaque station l’oubli rompre,

Pour le Fahrgast,

Des abandons de soi sans nombre,

De faste en faste.

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