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25 janvier 2013

Cette froidure affreuse d’heure

En heure a perdu de son charme ;

Le marcheur le plus bravache arme

Son pas de fâcheuse raideur

En écumant cette fadeur

Qui lève de vaines alarmes

Des coins de ses lèvres en larmes

Qu’il étouffe comme un rôdeur ;

C’est que la plaine est bien trop dure

Mais entre les flancs érodés,

En mille flammèches dardées

Fume un fantasme de verdure ;

Franchie, la fugace soudure,

Nuit crue de ces blancheurs brodée ;

Ennui de charmes dénudés ;

Cette froideur diffuse dure.

 

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17 novembre 2012

Parmi la foule sans visages, mes pas les ont vus avant moi

Au beau milieu des corps sans âme, des mannequins de cire froide,

Resplendissant sous l’ombre bleue dansaient tes étoiles de jade :

Sur toi Zuben Eschamali avait un frère siamois.

Et je te vins

Tous les soleils ne m’étaient rien

Tu fus bientôt chant à ma bouche, en clef de sol

Et tu jouais de mes cuivres une romance sans paroles,

Ivoire tremblant sous mes mains déroulant une ivre carole,

Je te sus argile et te fis pin parasol

Femme, serpent, je te retins

Pour dit, en vain.

Peux-tu me tailler un calame, tanner une peau de chamois,

Rester d’encre – je t’y peindrai, baiserai tes vertes Cyclades,

Appliquerai deux fois, pleines de leur couleur, mes lèvres roides –

Si je m’endors le ventre creux pour que tu reviennes à moi ?

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Voyages

13 mars

Sous des ponts étoilés, des traînards à tâtons
Partent à la recherche du juste équilibre
Et de la bonne hauteur, jusqu’à ce qu’enfin vibre
Autour d’eux l’air du soir, sous des ciels de béton.
Du socle bien réglé naît l’échelle des tons
Que façonnent leurs lèvres: vit ainsi l’art, libre
Par eux – sans doute ont-ils en eux la même fibre;
Ce sont cordes à notre arc alors que nous chantons.
Si la voix peut, multiple, grimper, aussi leste,
Si ce plaisir sans âge est le même, et qu’il reste,
Lors on peut bien fausser la roue de la fortune;
Puisqu’il n’était pas décrit de cadre céleste,
Puisque n’y bruissait aucune harmonie terrestre
C’est qu’on peut, et rêver, et embrasser la lune!
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Plaisir Coupable (10 mars 2007)

 
Quand je le vois, quelque chose vibre en moi. Il est posé là, nonchalamment, simplement à m’attendre. Je sais que c’est lui que je cherche, que c’est lui que je veux. Le désir me prend. Ma main se pose sur lui, un peu tremblante. Son corps est carré, et pourtant arrondi sous mes doigts. Il s’élève lentement jusqu’à ma hauteur. Je le déshabille avec avidité ; ma peau épouse sa peau lisse et un peu moite. Je frissonne. Il touche mes lèvres qui s’entrouvrent ; son baiser délicieux me fait fermer les yeux, tandis que ma langue le fouille. Tout s’accélère, le voici qui entre en moi, emplissant mon ventre d’une sensation violemment merveilleuse – mais éphémère, et quand tout s’arrête, je me dis que tout s’est passé trop vite. Qu’importe, la nuit est à moi ; pourquoi ne pas recommencer ? Je l’aime tant, il est toujours le même, et toujours différent. Pour le moment nous sommes seuls, rien que lui et moi. Il est mon plaisir et ma passion.
Oh ! le chocolat.
 
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