Actualités et politique, Autres, Divertissement, Musique, Voyages

War es dir, dem diese Lippen bebten – Tieck (Était-ce pour toi que frémirent ces lèvres)

Essai de traduction-adaptation :

 

Était-ce pour toi que frémirent ces lèvres,
Pour toi, le doux baiser offert ?
Une vie mortelle procurerait donc un tel plaisir ?
Ah ! quelle clarté, quel éclat flottaient devant mes yeux ;
Que mes sens étaient tous suspendus à ces lèvres !

 

Le regard des yeux clairs
Était habité d’une fièvre qui tendrement m’interpella ;
Tout se remit à tinter en mon cœur,
Mon œil chavira
Et les airs retentirent de chants d’amour.

 

Couple d’étoiles,
Les yeux brillaient et les joues
Agitaient les cheveux blonds ;
Regard et sourire étendirent
L’aile et les douces paroles
Éveillèrent le plus puissant des désirs :
Ô baiser ! comme était ardent le rouge de ta bouche !
Et je mourus, ne prenant vie enfin que dans la plus belle des morts.

Par Ove Madn

Et voici le (beau) poème original :

War es dir, dem diese Lippen bebten,
Dir der dargebotne süße Kuß?
Gibt ein irdisch Leben so Genuß?
Ha! wie Licht und Glanz vor meinen Augen schwebten,
Alle Sinne nach den Lippen strebten!

In den klaren Augen blickte
Sehnsucht, die mir zärtlich winkte,
Alles klang im Herzen wieder,
Meine Blicke sanken nieder,
Und die Lüfte tönten Liebeslieder.

Wie ein Sternenpaar
Glänzten die Augen, die Wangen
Wiegten das goldene Haar,
Blick und Lächeln schwangen
Flügel, und die süßen Worte gar
Weckten das tiefste Verlangen;
O Kuß, wie war dein Mund so brennend rot!
Da starb ich, fand ein Leben erst im schönsten Tod.

Johann Ludwig Tieck

 

Publicités
Par défaut