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19 octobre 2013

Chaque train conduit le long de trains anciens et la pellicule de poussière et la terre des semelles et le creux unique des sièges souviennent des trains venus d’ailleurs et passés et partis morts peut-être caravanes de ferraille dégrisées où flottent entre les parfums d’huile et de lierre des feuilles tombantes qui en silence rappellent avoir aperçu le ris d’une nixe et descendent sur le plancher pour toujours tandis qu’un train m’emporte à travers nuit sans lointain.

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Voyages

19/10/2010

Soudain survint le jaune, englobant tout ;
Aux longs membres sombres le cuivre s’effeuillait,
Ne consentant plus d’ombre ; et le soleil brillait
Acrylique liquide, de partout.

Or d’entre les colonnes s’envolait
Une pluie d’éclats d’ors, qui fit comme un rideau ;
Et voilée, ma vie nue ne fut plus un fardeau
– Tout bas, déjà, l’automne s’étiolait.

Le monde s’offrait telle une couronne,
Joyeux et tournoyant tombeau de boutons d’or,
Et je m’étonnai de distinguer que la mort
Pût être aussi belle à qui lui pardonne.

Dans ce décor luisant je me coulais,
Foulant le blond tapis de feuilles gorgées d’eau
Sous la voûte ajourée où riait un rondeau ;
Mais blondeur n’eut qu’un temps, qui s’écoulait.

Immonde est l’aube murée qui grisonne,
Embrumant mon cerveau d’un linceul insonore.
La glace se tapit sous les tons que j’arbore
– Qui saura nommer ce qui m’empoisonne !

Souvent m’efforçant de rester debout
J’observe les troncs secs, sinistres et inquiets,
Et songeant que la sève, ambre en sommeil douillet
Sous l’écorce y subsiste, malgré tout.

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17 mai 2009

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J’ai perdu mon chemin et j’ai perdu le temps
De regarder le monde le cœur dans les yeux.
J’ai perdu le courage et je ne sais pas mieux
S’il existe en moi cet invincible printemps.

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On dira ce qu’on veut mais je sais que le monde
N’attendra pas longtemps que je prenne le pas ;
On croira ce qu’on veut mais la vie n’attend pas ;
N’atteindra que néant la marche vagabonde.

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Deux routes se croisant tendent un carrefour ;
On évite les flaques ; voilà le petit jour ;
Le vent balaie les feuilles et l’éclat dégringole.

– 

Le diable malveillant nous attend au détour.
Perclus et hésitant, l’œil vague aux alentours ;
Il faut courir tout droit, chante le rossignol.
(J’ai récupéré un brouillon de février 2006; les 7 premiers vers sont d’origine.)

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