Non classé, Santé et bien-être, Voyages

4 avril 2016

 

Les branches sont couvertes de fleurs nouvelles
Le jardin, de constellations bleues et violettes
Moi, je ne peux ouvrir ma fenêtre
Je suis dans le noir
La lumière ne m’atteint pas
Le soleil s’est retiré

Il me semble que le ciel est une marée vermeil
Et le sol, un bourbier pourpre
Que l’on m’a brisé et les pieds et les mains
Car je ne peux me lever
Ni embrasser
Tout m’est interdit

Aux yeux du printemps suis-je criminelle
La nature rejette-t-elle mon amitié
Est-ce déjà la vieillesse
Et dans quel exil gît mon cœur
Faut-il saigner
Faut-il mourir

Il me semble que le monde est un jardin funèbre
Et la vie, une illusion
Que l’on m’a brisé les ailes et la queue
Car je ne peux m’envoler
Vers ce que j’aime
Il en soit ainsi

Les arbres se couvriront de baies nouvelles
Les routes, de constellations bleues et violettes
La liesse éclairera ma fenêtre
Mon chant sera noir
Le soleil n’entrera pas
Où je serai retirée

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Voyages

27 mai 2013 – En Fiance

Dans cette demeure les murs

Ne servent qu’à tenir le toit

Au-dessous de la pluie

Du feu des jours et des nuits

À arrêter les colères du vent

Et les portes battent en riant

Des mains

Ou pivotent consciencieusement

Le doigt

Sur leur grincement

Pour ne pas réveiller

Le chat qui dort

L’enfant qui lit

La mouche qui rêve.

L’araignée sur la fenêtre

Ne s’occupe tout le jour

Que de philosophie

Et regarde tourner la poussière

D’un air entendu

Saluant ses ancêtres

Ses amants

Ses enfants

Dans les deux-quatre reflets

Des vitres

Et quand viennent les gens

Et sur leur visage creux

Le soir

Elle salue pareillement.

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