Voyages

5 février 2018 – Avant-nuit au parc

 

Malgré des pudeurs d’accin
Le portail laisse filer
Des lueurs de majesté :

Flamboyant comme un espoir,
Cérémonieusement l’astre
Salue la cour des pilastres ;

L’étang cerné de calcin
s’ouvre d’où, ardent, altier,
Un jet s’élance, esseulé ;

Cité grise à contre-soir,
Un labyrinthe sylvestre
Mime des masses alpestres.

Glissent le long des bassins
Esprits des jours oubliés,
Rires au bord des allées ;

Dans les liquides miroirs
Jouent d’aquatiles enfants
Morts il y a trois cents ans ;

Il se répand, indistincts,
Des songes empoisonnés
Où s’ébrouent faune et napée ;

Quand la sorgue vient s’asseoir,
Que luit le dernier or vieux,
Retentit le chœur des freux.

Sceaux 04-02-2018 -03-

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30 octobre 2008

 
Dans le jour rabougri, au velours du ciel gris
Naît le pourpre et charrie le mépris à l’entour
Des détours de l’esprit, et fleurit le pas lourd –
Dans l’aujourd’hui souris – des « toujours » amoindris.
 
Colibris en discours, en flatteries vautours
Je me ris de vos tours, je recourbe vos cri-
Ailleries sans tambours ; je suis sourde et sans cri :
L’amaigri fleuve Amour s’est tari en retour.
 
Les beaux jours ont pourri ; les atours ont flétri
Tout recours a péri des soieries du parcours
Qui m’entourait ; j’écris : coloris troubadour ;
Demi-jour qui mûrit… je n’encours qu’incompris.
 
 
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