Voyages

17 septembre 214

Si je m’assieds à la surface de l’étang
Sans t’y voir
Tout jour j’entends
Passer le vent gréé qui n’a pas de mémoire
Et se faire des vagues ridant son sillage
Sur l’étang
Qu’est mon visage
Et l’écho de ton pas muser de temps en temps

Quand tu viens me chercher en des yeux sans miroir
Sur mon bran
Tu sens le soir
Croisant tous les voiliers quittés par le jusant
Et les désespérances des caps ; fais-toi blanc
Sous la page
Rêve et attends
Que mes yeux vieillissants restent couleur d’orages

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Voyages

21 décembre 2009

Depuis le Kilimandjaro bat un tambour;
L’écho vient étouffé, pourtant j’entends férir
Des coups lents qui dans le vide vont pour meurtrir;
Le mois est sans semis, la saison sans labour.
Le ciel est étendu, mystère universel;
D’une blancheur sans âge j’attends le chant lourd
Et le déchant qui nous gèlera bien un jour;
La terre a entendu l’interminable appel.
Peut-il renaître encor, l’Amour-roi, Roi martyr,
Pour offrir l’absolu à notre vie charnelle?
Car bientôt descendront les neiges éternelles
Pour tout parfaire enfin, et tout ensevelir.
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