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23 février 2013 – À demi-mot.


À coups de tête dans le mur on fait passer

Le temps de se lever ; dehors la neige dit

Le mal qui dure et menace de dépasser

Tout ce que j’ai connu sous des noms refroidis ;

Le faîte de la digue où viennent s’effacer

Très doucement les nues fait reluire et azure

Chacune des idées que j’essaie d’enfoncer

Sous les mystères de mon front, elles siègent pures

Au cœur du dur sorbier qui fait mon crâne à coups

De tête en l’air ; heureusement qu’il n’y a plus

De hache dans mes rêves où s’endort le cou-

De alangui d’un ru clair et restitue le flû-

Teau froid, presque oublié, lui qui jadis chanta…

Plus douce est la musique où l’eau vive tinta.

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11 février 2013

À cette heure en hiver l’air fuit entre les vagues

D’écume sombre au ciel qu’iris exacerbés

Je côtoie flamboyant ; dans l’ombre de Phébé

Infinissent mes pas, je rêve, j’extravague ;

Foulant le sol mouillé du soir qui le surplombe

Il est temps de se perdre ou de se retrouver

Quand la mélancolie de cette heure enivrée

Que les mille couleurs sourdes ceignent m’aplombe,

Que ces rouges, ces verts, partout où je divague

S’épandent de seconde en secondes flambées,

Cramoisies, émeraudes, entant mes enjambées

Le long d’une huile ondine aux coups de brosse vagues.

À ma droite un ressac ténébreux s’emmoutonne,

Dont les crêtes rapides à toutes les questions

Du monde offrent, butées, même résolution,

Et toujours infailli le chien noir papillonne ;

Mais je marche déjà à la droite du loup.

C’est l’heure où certaine lame de fond du ciel,

Ailleurs raclant la plaine, ici roide de sel

S’élance, pas léger, et reprend son alloux ;

L’heure éperdue où elle trône, aveugle gloutonne

Prête à se laisser choir comme d’inattention

Et à se livrer, cannibale rédemption,

Nuit – prétendue puisque c’est le nom qu’on lui donne.

La digue s’évanouit ; les grands arbres s’élaguent

Ce pays où l’œil voit loin se prend à bomber

Et pourtant tout est bien, à défaut, absorbé

Par l’antique sauvagerie neuve qui vague,

Remontée superbe de la mer catacombe

Entraînant avec elle la braise ravivée

Et les aimés absents, les vivants enlevés

Baignant dans le sourire obscur qui leur incombe ;

L’éclat d’un phare approche – un vélo qui zigzague…

Pas même : un feu follet, qui s’en va tituber

Plus loin ; on ne peut vivre qu’à la dérobée

Cet heur – puis un cargo, qui glisse au nord du vague.

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