Santé et bien-être, Simplement, Voyages

16 mai 2017

Suave langueur
Entre les fenêtres montrant les moutons innombrables me tournant le dos
Retour d’une mélancolie légère
Après l’éveil de la chair enfin ébranlée par les rayons qui font mûrir la peau
Temps funambule
Ce sont les instants bénis sous le visage encore chaud
Appel sans nostalgie
Toute la lumière des années fondant sur l’humeur de mes eaux
Souvenirs fantastiques
Larges bleus obsédants
Glissant des fonds secrets de mon enfance caressant les jeunes roseaux
Clarté élémentaire qui se donne
Manifeste corps immensément peuplé dans lequel exister le temps d’un envol de corbeau
Muette symphonie
Avant les signes du soir toucher du bord des lèvres au calice d’un lis d’eau
Sentiment pathétique
Pour m’animer encore scintillent de lits de rivières de larmes d’hommes les vibrants tableaux
Désir de l’essence des autres
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Musique, Voyages

29 janvier 2014 – Aria marine

 

(Récitatif)

Dans l’air un dernier frisson
Dans ses yeux
Le reflet de l’astre
S’éteint
Voici
Voici la mer qui vient
Ses vieux
Bras comme des pilastres
Roulant vers sa moisson
Chancie.

 

(Air)

Immensité phosphorescente
À l’horizon encore mouillé
De rouges courbes maquillé,
Elle s’apprête, calme et lente ;

En face, une main dans le sable
Crispée comme sur un trésor,
Assis, le dos droit contre l’or
Du roc, l’homme attend l’ineffable ; 

De curieuses vapeurs d’étoile
Floutant l’angle de son regard
Échouent à dévier le dard
De son œil plongé dans la toile ;

L’homme contemple la beauté
Du soir sien qui répand, vainqueur,
Le nectar versé de son cœur
Peignant au doigt le ciel d’été.

L’immensité se fait tremblante ;
L’ombre dans son dos s’est brouillée ;
L’éclat du granite a rouillé ;
Sonne l’heure phosphorescente !

La sarabande des étoiles
Foule à présent ses yeux hagards
Qu’un baiser rougit de ses fards ;
L’homme a un sourire, qui se voile.

Empli du désir périssable,
Vif et bref, d’embrasser encore,
Son œil s’embrase et il adore
Plus loin que l’eau infranchissable ;

Pour toujours la nuit est montée,
Lavant la main de sang souillée
Dans la mer, temple agenouillé,
Phosphorescente immensité.

 

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25 décembre 2013 – Ce désir-là

Parfois ce désir-là s’atténue –
Marchant dans le gris,
Qu’importe l’éphémère mort
Des arbres et celle,
Parfaite, des fougères
(Le rouge corps
Affaissé dans le fossé
Roux),
Ou encore
Le
Silence après
L’averse de grêle ;
Oui, qu’importe
À l’ombre humaine
Promenant sa tristesse
Au bord de l’eau
– Sans que s’y assît
Prudhomme
Ni aucune fleur de vase –
Alors que le ciel bleu prochain
(Promesse de la nuit
Qui emplit la mer peu à peu
De profondes sirènes)
Transparaît enfin
À travers la brume plus frêle
De ce mauvais désir encore là ?

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Plaisir Coupable (10 mars 2007)

 
Quand je le vois, quelque chose vibre en moi. Il est posé là, nonchalamment, simplement à m’attendre. Je sais que c’est lui que je cherche, que c’est lui que je veux. Le désir me prend. Ma main se pose sur lui, un peu tremblante. Son corps est carré, et pourtant arrondi sous mes doigts. Il s’élève lentement jusqu’à ma hauteur. Je le déshabille avec avidité ; ma peau épouse sa peau lisse et un peu moite. Je frissonne. Il touche mes lèvres qui s’entrouvrent ; son baiser délicieux me fait fermer les yeux, tandis que ma langue le fouille. Tout s’accélère, le voici qui entre en moi, emplissant mon ventre d’une sensation violemment merveilleuse – mais éphémère, et quand tout s’arrête, je me dis que tout s’est passé trop vite. Qu’importe, la nuit est à moi ; pourquoi ne pas recommencer ? Je l’aime tant, il est toujours le même, et toujours différent. Pour le moment nous sommes seuls, rien que lui et moi. Il est mon plaisir et ma passion.
Oh ! le chocolat.
 
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