Voyages

28 avril 2010


Des cendres à pas maudits
Font le lit de délire
Qu’étendra ma folie
Onques n’y peut guérir
C’est dans draps d’agonie
Qu’on se rit de blêmir.
L’étrange amas grossit
D’ombres qui me vêtirent ;
Des fantasmagories
Sont le cri de mes rires
Et dans chaque harmonie
Ongles qui me déchirent.
L’étendard claque aux nuits,
Sombres nuits que j’étire,
Méchant mât, drapeau gris
Contre qui le zéphyr
S’élance ; à moi ! l’honnie
Songerie de saisir
Les cent sagas sorties
D’ondes bistres les pires
Et dans l’âme appauvrie
Contre l’ivre désir
Descendra, parodie,
Songe-ci me quérir.
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Voyages

18 mars 2009

Vert tendre ou d’un blanc frais, du rose un peu mièvre
Au jaune flamboyant, en taches de couleur
Jetées là par un fou qu’illumina la fièvre,
En amas, en parterres, ainsi claquent les fleurs.
Le spectacle est troublant, qui toujours recommence ;
Aux branches sèches et nues, et aigries par l’hiver
Ont surgi les parures impressionnistes et claires ;
L’œil du passant les suit, en manquant l’immanence.
Étourdissants parfums, ensorcelants appels,
Les jardins du château poussent un profond soupir ;
L’air étant bientôt gorgé d’un calme délire.
Accouplements aveugles, étreintes silencieuses,
Le vent libérateur valse entre les pétales
Comme est venu le temps des amours végétales.
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