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24 mai 2013

Robe de cuivre et
Décroissant de lunule brillent
– Vois-tu cette livrée ?
Potron-minet parfois la grille
D’une ombre déclarée –
Va, Nachtegall, gare à ton trille ;

Entends-tu la planète
Féroce qui est impartie
À l’errante jeunette
– Grâce d’isle antique engloutie,
Pauvre chatteminette –  ?
Ta voix, Philomèle, est partie.

La douceur d’un pelage,
Les commissures un peu roides
Rêvent pour l’hypallage
Mais y craignent jusqu’à l’eau froide
Flambant le carrelage ;
Lors peux bien pleurer tes roulades

Car qui te nomme encore ?
À qui souvient combien de vies
Le chat-sœur a au corps
Avec ses diables, ses envies
Aux coussinets qu’écor-
Chent les airs où ton frère avie ?

Du firmament des mais,
Chambre aux étoiles, tombe un être
Qui s’en va tout seul mais
Reste perché sur la fenêtre
– Lui ne t’oublie jamais ;
Quirite ta joie devant l’aître !…

Les nuits vont en demains,
La dureté des choses affleure,
Le félin fuit des mains
La bleue caresse qui l’effleure ;
Les félonies d’humains
Ton cri pas moins n’en fleure.

Le brou du jour s’étend
Blanchi comme dans une cryp-
Te ; tant de temps en temps
S’étirant, des réveils s’agrippent
Hérissés ; l’on entend
Tchou chipe-chip, toi-toi-toi yip !

Ondulent d’une bête
Les flancs dessous une queue lente ;
Tu vis seul de Bastet
L’instant où nulle âme ne hante
Deux agates sans maît-
Re ;  eh ! bien, Luscinia, chante !

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Voyages

19/10/2010

Soudain survint le jaune, englobant tout ;
Aux longs membres sombres le cuivre s’effeuillait,
Ne consentant plus d’ombre ; et le soleil brillait
Acrylique liquide, de partout.

Or d’entre les colonnes s’envolait
Une pluie d’éclats d’ors, qui fit comme un rideau ;
Et voilée, ma vie nue ne fut plus un fardeau
– Tout bas, déjà, l’automne s’étiolait.

Le monde s’offrait telle une couronne,
Joyeux et tournoyant tombeau de boutons d’or,
Et je m’étonnai de distinguer que la mort
Pût être aussi belle à qui lui pardonne.

Dans ce décor luisant je me coulais,
Foulant le blond tapis de feuilles gorgées d’eau
Sous la voûte ajourée où riait un rondeau ;
Mais blondeur n’eut qu’un temps, qui s’écoulait.

Immonde est l’aube murée qui grisonne,
Embrumant mon cerveau d’un linceul insonore.
La glace se tapit sous les tons que j’arbore
– Qui saura nommer ce qui m’empoisonne !

Souvent m’efforçant de rester debout
J’observe les troncs secs, sinistres et inquiets,
Et songeant que la sève, ambre en sommeil douillet
Sous l’écorce y subsiste, malgré tout.

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Santé et bien-être, Voyages

Mauvais voyage (21 mars 2008)

 
 
Prenez
Ce cœur de poussière molle
Cet esprit qui exhale des vapeurs de putréfaction raisonnable ;
De leur corruption conjointe émane, déroutante
De la pensée dégrafant la pensée et tournant
Ne pleurez pas
Les larmes ont formé des moisissures infâmes au fond de ce crâne
Mais si, à présent, tout est glace et cristaux aux pointes aiguës
Puisque tout gèle, craque et meurt
Il n’y aura pas besoin du vermeil d’arabesques crissantes gravées dans le cuivre doux  
Attendrez-vous ?
Pas de brasier au fond des abysses
Il y a des anges morts qui me regardent, et leurs yeux ne sont pas emplis d’azalées.
 
 
 
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