Santé et bien-être, Simplement, Voyages

16 mai 2017

Suave langueur
Entre les fenêtres montrant les moutons innombrables me tournant le dos
Retour d’une mélancolie légère
Après l’éveil de la chair enfin ébranlée par les rayons qui font mûrir la peau
Temps funambule
Ce sont les instants bénis sous le visage encore chaud
Appel sans nostalgie
Toute la lumière des années fondant sur l’humeur de mes eaux
Souvenirs fantastiques
Larges bleus obsédants
Glissant des fonds secrets de mon enfance caressant les jeunes roseaux
Clarté élémentaire qui se donne
Manifeste corps immensément peuplé dans lequel exister le temps d’un envol de corbeau
Muette symphonie
Avant les signes du soir toucher du bord des lèvres au calice d’un lis d’eau
Sentiment pathétique
Pour m’animer encore scintillent de lits de rivières de larmes d’hommes les vibrants tableaux
Désir de l’essence des autres
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9 avril 11:17

La mémoire humaine est étrange… en un hiver, on oublie tout: la clarté du ciel, la lumière qui éblouit, la chaleur du soleil sur la peau, la sensation des pieds nus sur l’herbe tendre, sur la pierre froide ou le sable crissant (que je n’ai d’ailleurs pas encore retrouvée). On ne se rappelle plus la couleur des cerisiers et pommiers en fleurs, ni leur parfum, les roulades des migrateurs jaloux, le vol élégant de l"hirondelle parmi les autres hirondelles… Dans quelques semaines on redécouvrira la tiédeur de l’eau salée et son parfum, sa couleur étincelante sous le ciel dégagé, le doux bruissement des vagues calmes, le vent chaud, les nuits à la belle étoile, la saveur sucrée du brugnon et le goût des fraises.
Parfois je me dis que pour ce simple étonnement, la vie est bien assez belle pour que l’on en prenne conscience – et qu’on profite à fond des beaux jours!
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