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1er mai 2014 – C’est cent fois mieux (Essai parolier)

À mes yeux, formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

Un jour elle est partie
Dans ses mains son courage
Son cœur très pur dans ses bagages
Elle a suivi un rêve
Le rêve de sa vie
Pied de nez aux jours gris

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inébranlable
Incontestable

Et son rêve passait
Par le lieu d’un bonheur
Pris dans une vie antérieure
Mais elle est dans le noir
Elle ne sait plus bien
Si ce bonheur était le sien

Alors je lui redis
Qu’on ne met pas en cage
Les chats, les oiseaux, les orages
Que quand la pluie s’achève
Les ruisseaux sont remplis
Sillonnant le pays

Et qu’elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’inoxydable
Incontestable
Pour moi c’est une amie,
Non, ce n’est pas n’importe qui
N’importe qui

Nul n’a vu ni ne sait
Jusqu’où s’étend son cœur
Ni ce qu’elle a vaincu de peurs
Elle est seule à pouvoir
Retrouver son chemin
L’éclaircie n’est pas loin

Et comme elle est partie
Reprenant ses bagages
Elle franchira le barrage
À la source du rêve
Car le monde est petit
Et vaste le pays

Elle est de mes amis
Ell[e] pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui
Mais elle est formidable
C’est cent fois mieux qu’ininflammable
Incontestable

On n’apprend, je le sais,
Jamais de ses erreurs
Parce qu’il n’y a pas d’erreurs
Mais des pas dans le noir
Et quand on n’y voit rien
Les amis sont sur les chemins

Elle, elle est formidable
C’est cent fois mieux que raisonnable
Incontestable
Elle est tous mes amis
Et pourrait êtr[e] n’importe qui
N’importe qui

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Divertissement, Voyages

17 septembre 2011 (sans sérieux)

– 

Alors que m’en venais sur le chemin
Emplettes à mon bras, au lieu d’un mouchoir
Ma veste par mégarde laissai choir
Et de désespoir m’en tordis les mains

– 

Malheureuse, avais déjà traversé
Et mon vêtement gisait, en pâture
Livré au terrible flot des voitures ;
Le cœur me manquait pour m’y élancer.

– 

Que faire sinon ? Sous un ciel muet
Le château, hautain, me considérait
En bas les badauds passant ignoraient
La détresse étreignant mon corps fluet.

– 

Surgit alors à ma grande stupeur
Un jeune héros, droit sur sa monture,
Casqué de cheveux bouclés, quelle allure !
Vint à ma rescousse, ignorant la peur.

– 

Avec la puissance et la rude grâce
D’un cavalier hun, qui peut cependant
Qu’il est au galop, cueillir de ses dents
Au sol une fleur, mon champion fit face.

– 

Se baissant, saisit, tout délicatesse
À terre l’atour qu’il brandit vers moi
Bravant la mêlée ; lui souris d’émoi
Puis laissai filer pour d’autres prouesses.

– 

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12 novembre 2009 (sans sérieux)

Toute de noir vêtue dans les couloirs sans fin
Au bras, un bracelet – dont le prix sera tu –
Jambes encollantées – quarant’ deniers, vois-tu –
Elle déambulait, un lourd sac à la main.
Gracieuse comme un aigle – ou comme un aiglefin –
Elle semblait danser dans ses souliers pointus;
Ignorant les regards qui tombaient sur son ***,
Altière et indomptée, elle allait son chemin.
Descendant l’escalier comme une de Lussan,
Souriant comme dû à un enterrement,
Voici qu’elle sursaut’ ; de transport, elle s’étale.
Il se tient devant elle: un homme ! un vrai ! un grand !…
Il l’aide et la relève, il est blond et charmant,
« Attention », souffle-t-il, « jupe trouée… fatal ! »
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Voyages

17 mai 2009

– 

– 

J’ai perdu mon chemin et j’ai perdu le temps
De regarder le monde le cœur dans les yeux.
J’ai perdu le courage et je ne sais pas mieux
S’il existe en moi cet invincible printemps.

– 

On dira ce qu’on veut mais je sais que le monde
N’attendra pas longtemps que je prenne le pas ;
On croira ce qu’on veut mais la vie n’attend pas ;
N’atteindra que néant la marche vagabonde.

– 

Deux routes se croisant tendent un carrefour ;
On évite les flaques ; voilà le petit jour ;
Le vent balaie les feuilles et l’éclat dégringole.

– 

Le diable malveillant nous attend au détour.
Perclus et hésitant, l’œil vague aux alentours ;
Il faut courir tout droit, chante le rossignol.
(J’ai récupéré un brouillon de février 2006; les 7 premiers vers sont d’origine.)

– 

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Des éclairs de lumière en arrière (16 avril 2008)

Je me suis trouvée. Ce n’était pas moi dans le miroir ! puisque mon reflet ne ment pas. J’ai enfin compris à quel point je suis hypocrite, oh je mens par omission, tout le temps, à moi même, mais pas seulement. Je fais comme s’il y avait tout où il n’y a rien – et comme s’il n’y avait rien ! là où il y a quelque chose. Raturez-moi. Je suis la championne du compromis et de la compromission – voyez ce que je fais de ma haine même des compromis. Je suis vaine, réaliste aspirante idéaliste. Il y a trop de murs, trop près – et le plafond aussi ! Non je ne panique pas non à rien cela ne sert non. Je dis il n’y a pas de mur je vais tout droit regardez je suis claire et précise et franche et je ne recule pas. Je pense il y a peut-être quelque chose derrière le mur comment savoir à quoi bon. Je fais mon chemin droit ! dans le mur. Boum. Boum. Boum. Une automate sinistre et risible. La résignation n’est pas loin ! La fierté vaut-elle quelque chose – ou rien – ou tout – droit ! – ? Pas de trêve. Qui sait ce que j’omets encore d’écrire ? Psst ! – demandez au miroir. Il est trop tard pour moi.
Quand avez vous perdu de vue que le bonheur pouvait être le plus important ?
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