Divertissement, Voyages

17 septembre 2011 (sans sérieux)

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Alors que m’en venais sur le chemin
Emplettes à mon bras, au lieu d’un mouchoir
Ma veste par mégarde laissai choir
Et de désespoir m’en tordis les mains

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Malheureuse, avais déjà traversé
Et mon vêtement gisait, en pâture
Livré au terrible flot des voitures ;
Le cœur me manquait pour m’y élancer.

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Que faire sinon ? Sous un ciel muet
Le château, hautain, me considérait
En bas les badauds passant ignoraient
La détresse étreignant mon corps fluet.

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Surgit alors à ma grande stupeur
Un jeune héros, droit sur sa monture,
Casqué de cheveux bouclés, quelle allure !
Vint à ma rescousse, ignorant la peur.

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Avec la puissance et la rude grâce
D’un cavalier hun, qui peut cependant
Qu’il est au galop, cueillir de ses dents
Au sol une fleur, mon champion fit face.

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Se baissant, saisit, tout délicatesse
À terre l’atour qu’il brandit vers moi
Bravant la mêlée ; lui souris d’émoi
Puis laissai filer pour d’autres prouesses.

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Voyages

18 mars 2009

Vert tendre ou d’un blanc frais, du rose un peu mièvre
Au jaune flamboyant, en taches de couleur
Jetées là par un fou qu’illumina la fièvre,
En amas, en parterres, ainsi claquent les fleurs.
Le spectacle est troublant, qui toujours recommence ;
Aux branches sèches et nues, et aigries par l’hiver
Ont surgi les parures impressionnistes et claires ;
L’œil du passant les suit, en manquant l’immanence.
Étourdissants parfums, ensorcelants appels,
Les jardins du château poussent un profond soupir ;
L’air étant bientôt gorgé d’un calme délire.
Accouplements aveugles, étreintes silencieuses,
Le vent libérateur valse entre les pétales
Comme est venu le temps des amours végétales.
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