Voyages

21 mars 2018

Nous glissons tendrement
Vers des jours moins blafards
Dont l’aurore canaille
S’infiltre sans vergogne
Entre nos labyrinthes,

Les cheveux tout fripés
D’avoir roulé par jeu
À travers les collines,
Les yeux ridés déjà
Et, quand on l’aperçoit,
Lâchant un rire bref
Qui meurt en toussement ;

Comme nos doigts sont nus
On les cache de peur
Que nous tentions ainsi
Un vieux croquemitaine ;
Mais qu’on laisse courir
Nos dix chevrettes froides
Dans l’air un peu ouateux ;

Car nous n’apprendrons rien
À l’ombre des cités
Où des profils hagards
Tentent mutuellement
De s’entr’apercevoir
Dans des miroirs de forme
Et de taille diverse ;

Sachons nous en distraire
Et suivons Hémérê
Sur la voie qui ruisselle
Depuis les commissures
Nuageuses, épandant
Son pavement d’or vert ;

Il faudra aller où
Les gens ont l’enveloppe
Si claire que l’on voit
Tout leur bois à travers
Et le cœur assez pur
Pour éclairer nos jungles
Et âpres catacombes ;

À travers l’air du soir
Nous laisserons couler
Tous nos jalets tranchants
Alors joignant les mains
En leur tendre présence
Nous oserons prier
Pour que leur franc regard
Nous glisse jusqu’à l’âme.

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9 novembre 2013

 

 

La vie en anartie
A goût amer sans une amande
Comment ces ans à moi barbares
Passent-il sous ma dent
Sans que se rétracte mon âme ?

Un rêve parfois – un rêve ! –
Revient suspendu
Aux rayons de joie, perdus
– Qu’un instant achève,
Liquides, au bord du
Regard – et s’élève – s’élève…

S’échoit, plumetant ;
Un silence sonore entame
L’absurde tunnel de ma vie :
Cruelles sarabandes
Résonnant dans le vide d’art !

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2 octobre 2013

Que faire de tous ces jours où l’âme s’étend nue

Et transpercée de rais d’un soleil sans ardeur

Que faire de ce soleil qui me casse les paumes

Qui se caresse la panse d’un air pensif

En roulant du pas lourd d’un bœuf gras et repu

Et qui trois fois digèrerait son ombre étique

Avec gargouillis et vomissures de nuit

Que faire de ces relents de nuits océaniques

Poissant à mes sourcils en de pourpres odeurs

Filtrés en mugissements noyés par l’iris

Et peignant de traînées la fourrure du monde

Que faire de ce monde-ci quand la lumière

Qui reste sous mes ongles est de sanglants atomes

Attendant pour cesser que le rêve flétrisse

Que faire de ce rêve morne et dolent et lascif

Tant que parfois de tous ces jours pareils l’un luit

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Maïsha (Tentative de traduction seconde)

Maïsha

 

Seule, écoutant la lune,

Une orpheline pleurait dans le noir ;

Seule, écoutant la lune,

Maïsha* appelait au secours ;

Elle avait tant et tant marché

Qu’elle en avait perdu sa route.

Tous connaissent son histoire

 – Mais son nom, qui le connaît ?

(bis)

«  Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Qu’elle retrouve le sommeil !

« Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Je t’en prie pour Maïsha ! »

 (ter)

*Le prénom Maïsha signifie vie, âme en swahili.

D’après :

The Idan Raichel Project, Maisha

http://irpforum.nstars.org/t27-lyrics-translation

et Lexilogos : http://www.lexilogos.com/swahili_dictionnaire.htm

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9 octobre 2010



Silence sur mes yeux car la brume m’enserre
– Comme choit la noirceur – infimement se meut
Et dans mes os, mon cœur, et mon âme, se veut
Infâme souveraine – où des soleils dansèrent !

À ma mémoire échappent les jours qui passèrent,
Aux étoiles filées j’oublie jusqu’à mes vœux ;
Ils ressemblent aux songes, ces halos fumeux,
Puis que tous sont éteints ; ma voie est un mystère.

– J’ai cru depuis l’aube des astres m’entourer ;
Vint le crépuscule ; n’étant plus éclairés
Ils jetèrent leurs masques – vains miroirs –; s’éteignirent. –

Ma voix gèle, au désert… Mais, oh ! l’inespéré !
Voici que me sourient des flambeaux ignorés :
Âmes resplendissant, ô âmes qu’hui j’admire !

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