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9 novembre 2013

 

 

La vie en anartie
A goût amer sans une amande
Comment ces ans à moi barbares
Passent-il sous ma dent
Sans que se rétracte mon âme ?

Un rêve parfois – un rêve ! –
Revient suspendu
Aux rayons de joie, perdus
– Qu’un instant achève,
Liquides, au bord du
Regard – et s’élève – s’élève…

S’échoit, plumetant ;
Un silence sonore entame
L’absurde tunnel de ma vie :
Cruelles sarabandes
Résonnant dans le vide d’art !

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2 octobre 2013

Que faire de tous ces jours où l’âme s’étend nue

Et transpercée de rais d’un soleil sans ardeur

Que faire de ce soleil qui me casse les paumes

Qui se caresse la panse d’un air pensif

En roulant du pas lourd d’un bœuf gras et repu

Et qui trois fois digèrerait son ombre étique

Avec gargouillis et vomissures de nuit

Que faire de ces relents de nuits océaniques

Poissant à mes sourcils en de pourpres odeurs

Filtrés en mugissements noyés par l’iris

Et peignant de traînées la fourrure du monde

Que faire de ce monde-ci quand la lumière

Qui reste sous mes ongles est de sanglants atomes

Attendant pour cesser que le rêve flétrisse

Que faire de ce rêve morne et dolent et lascif

Tant que parfois de tous ces jours pareils l’un luit

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Maïsha (Tentative de traduction seconde)

Maïsha

 

Seule, écoutant la lune,

Une orpheline pleurait dans le noir ;

Seule, écoutant la lune,

Maïsha* appelait au secours ;

Elle avait tant et tant marché

Qu’elle en avait perdu sa route.

Tous connaissent son histoire

 – Mais son nom, qui le connaît ?

(bis)

«  Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Qu’elle retrouve le sommeil !

« Ô Lune, es-tu là ?

Reviens la consoler.

« Ô Lune, es-tu là ?

Je t’en prie pour Maïsha ! »

 (ter)

*Le prénom Maïsha signifie vie, âme en swahili.

D’après :

The Idan Raichel Project, Maisha

http://irpforum.nstars.org/t27-lyrics-translation

et Lexilogos : http://www.lexilogos.com/swahili_dictionnaire.htm

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Voyages

9 octobre 2010



Silence sur mes yeux car la brume m’enserre
– Comme choit la noirceur – infimement se meut
Et dans mes os, mon cœur, et mon âme, se veut
Infâme souveraine – où des soleils dansèrent !

À ma mémoire échappent les jours qui passèrent,
Aux étoiles filées j’oublie jusqu’à mes vœux ;
Ils ressemblent aux songes, ces halos fumeux,
Puis que tous sont éteints ; ma voie est un mystère.

– J’ai cru depuis l’aube des astres m’entourer ;
Vint le crépuscule ; n’étant plus éclairés
Ils jetèrent leurs masques – vains miroirs –; s’éteignirent. –

Ma voix gèle, au désert… Mais, oh ! l’inespéré !
Voici que me sourient des flambeaux ignorés :
Âmes resplendissant, ô âmes qu’hui j’admire !

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5 janvier 2009

 
Quand le monde dévide trop d’interminables abîmes
Qui étirent tristement l’ombre portée d’une vie
Jonchée de ces minutes que l’aiguille seule imprime,
Quelques rondes infinies passant pour des décennies ;
 
Comme l’aube maladive attend toujours le soleil,
Et qu’un vague souvenir étend l’ancien crépuscule
De l’âme à l’oeil, cependant que gît la nuit sans sommeil
Couleurs tues y pullulant, pensées jouxtant la virgule ;
 
Alors qu’on sait détraquée la subtile mécanique,
Que le plus pur enthousiasme a heurté l’air ricanant,
Que seul soutient l’édifice l’enfant en soi qui panique
Devant sa vie morcelée, froid puzzle aux bouts tranchants ;
 
Si chaque pas résonne dans le vide assourdissant
De gens qui n’existent pas, des rêves qui ont cessé,
Au bord muré des fenêtres élancés et trépassant,
Que le calme est apparent mais le mouvement forcé ;
 
Restent ma vie que j’ai prise et qu’il faut que je rédime
En rendant ce qu’on m’offrit, il est temps, je le redis ;
Mon petit cœur qui palpite, insolent qui me réveille
En refusant d’abdiquer, et toujours la nuit recule.
 
Restent ces instants fleuris, à mon chapeau je les pique ;
Chaque rose a des épines ; tout destin a son piquant ;
Il fut des sourires fortuits ; je n’aurais pu m’en passer
Et à vous – qui l’ignoriez – je dis merci en passant.
 
 
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