Voyages

25 janvier 2018

Les bras tendus vers le printemps,
Je dérivais loin des passions
Et les grenouilles de l’étang
Gargouillaient de compréhension.

Mais la nuit glissait dans ma chair
Et mon cœur était un ravin
Où une à une se jetèrent
Des hyades au pleur divin.

Tous les acores de l’étang
Oscillaient comme une illusion ;
Dans leurs arômes entêtants
J’espérais la dépravation.

Les pluies nocturnes me brisèrent
Et j’attendis que la mort vînt
Mais elle rit de ma prière
Et le loriot s’en revint.

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