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Vendredi 7 juillet 2017

Un jour de grand hasard
Le sens s’est envolé
Et un oiseau plus tard
Dans mon oreille
Il se cache aux regards ;
Puissé-je contempler
Son amble de renard
Mais sans pareille
Dix mille oiseaux plus tard !

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17 avril 2017

À l’aube de ton corps
Si les courbes parallèles
Qu’un ventelet
Soulève

Comme des flaques de nuit
Miroitent encore
De météores
Et sèchent doucement

Un rêve obscurément
Incarnat prend cors
Et crie dehors
L’éclat des cuivres sans bruit

À l’aube de ton corps
S’éveillent tous les reflets
Et à fleur d’elles
Se lèvent.

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28 février 2017

Comme naguère
Marchant entre les blés nouvellement semés
Nous avons pris le chemin aux poules
Non loin des creux où bayent canes et canards ;
Mais les poules n’étaient plus là comme naguère ;
Nous rapprochant
Des grands arbres que nous avions tant admirés
Nous surprîmes dans une lumière grise,
Écrêtés, leurs fûts ceints de lianes encor
Et je criai l’amertume nous rapprochant.
Péniblement
Tu me dis, avisant les plantes subsistantes,
Qu’aux troncs elles ne survivraient guère :
L’une par l’autre et l’un pour l’autre vit et meurt.
J’acquiesçai ; nous nous en fumes péniblement.
Comme jadis
Nous craignions d’oublier le son de nos voix
Mais chacun souffrant dans sa chair mue
Nous allions taciturnes, fâchés sans raison
Et nous ne portions plus l’ombrage de jadis.

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20 février 2017

Quelqu’un a eu le cran qui seyait. C’est ainsi (arbitrairement, je préfère la thèse de la volonté) que j’ai désobscurci l’annonce d’accident grave voyageur qui m’a fait invoquer l’esprit des connecteurs logiques perdu qui niche dans chaque alliance métallique et perdre une heure à travers les brises souterraines. Ce soir le ballast était neuf, blanc comme la craie par endroits (peut-être utilise-t-on, qu’en sais-je, une espèce de craie pour éponger les dernières traces de fluides organiques et de produits de « nettoyage »). Point de honte pour cette curiosité dite malsaine qui attire les yeux partout où pourrait subsister une trace sans équivoque du drame de cet après-midi. Peine perdue de toute façon. Je marche vers le bord du quai et mon reflet vibrant, passe dans un erre-hère fou qui ne sait plus très bien où il va, tout ébranlé sans doute de la terrible aventure arrivée à son semblable, puis assise là comme à bord d’un cauchemar j’observe entre les stridences et les clignotements obsessionnels dodeliner la tête des voyageurs ici et dans le reflet des vitres, grosse chose imbue sur son corps épouvantail qui se croit le centre du monde qu’elle enclot, grosse chose instable qu’un souffle, un seul souffle suffit à faire envoler.

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