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Au fond du bassin vide
Il y a un pré
Où les pies se posent ;
Le pied des grands arbres prend l’air et le soleil roux :
On aurait envie d’y descendre,
De courir dans les roseaux
Dont la paille se couche
En attendant le printemps ;

Mais c’est déjà le printemps :
Dans les branches se couche
Le cœur déjà presque chaud
D’un ciel qui prend les tons de cendre
Du sien ; et sans larmes l’on jette ses rêves fous
Où les pies se posent,
L’herbe est marée
Et les charmes arident.

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