Voyages

5 février 2018 – Avant-nuit au parc

 

Malgré des pudeurs d’accin
Le portail laisse filer
Des lueurs de majesté :

Flamboyant comme un espoir,
Cérémonieusement l’astre
Salue la cour des pilastres ;

L’étang cerné de calcin
s’ouvre d’où, ardent, altier,
Un jet s’élance, esseulé ;

Cité grise à contre-soir,
Un labyrinthe sylvestre
Mime des masses alpestres.

Glissent le long des bassins
Esprits des jours oubliés,
Rires au bord des allées ;

Dans les liquides miroirs
Jouent d’aquatiles enfants
Morts il y a trois cents ans ;

Il se répand, indistincts,
Des songes empoisonnés
Où s’ébrouent faune et napée ;

Quand la sorgue vient s’asseoir,
Que luit le dernier or vieux,
Retentit le chœur des freux.

Sceaux 04-02-2018 -03-

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