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16 juin 2016

 

D’étranges ronces ont poussé,
Chansons de savetiers
Sur les sentiers
De ma jeunesse,
Roulant de fossé en fossé
Où le chardon se presse ;

Emportés par le fleuve en crue
Des vieilles amitiés,
Les bien châtiées,
Les révolues,
Feux et lieux sombrent recrus
Et la boue les dilue.

Il est bien un nom à la rue ;
C’était pour le postier.
Les limettiers
N’exhalent plus ;
Dans l’enclôture disparue,
L’esprit même est perclus.

Dans le rêve qu’il s’est tissé
Parmi les églantiers,
Le vent côtier
Et les vanesses,
Le bombyx vibre au ciel blessé
Que son aile caresse.

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