Non classé, Voyages

11 février 2015

Après-grêlée d’après-midi
Sèche la pluie de février
La sieste appelle à s’allonger
Les oisifs et rêve-petit

Pour cieux la crème d’un mur blond
Où dans un losange plus dense
Des branches blondes se balancent
Ombres ou cheveux de démons

Les mains sur le sexe endormis
On est le lit d’une rivière
Immense où chatoient les chimères
De grands espaces et leurs vies

Ou peut-être le cœur aride
Que peut-être un acide pique
– Désoxyribonucléique ? –
Distille vapeurs de Torride

Quelles empreintes de l’Atride
Et quels souvenirs éthiopiques
Jonchent les odyssées attiques
Empruntées par les apatrides ?

Quelles cueillettes, quels semis
Quels ancêtres se sont offerts
Et embrassés dans quels mystères
En se liant pour quelles vies ?

Des lambeaux de nuages, longs
Éclats du miroir de la chance,
Dans le débris d’un ciel immense
Fulminent entre de bleus fanons

Mettant le cap vers le midi
Dans le soir qui s’est invité
Gonflés de rêves-liberté
Appareillent ces buvards gris.

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