Santé et bien-être, Simplement

(mai 2015)

L’autre jour, du bus qui m’emmenait jusqu’au réseau express régional par le circuit long – car, comme je le fais de temps à autre pour ne pas oublier sans doute tout l’espace offert entre deux points de liaison, j’avais raté le direct – je vis dans la montée qui précède la première gare, juste après la retenue d’eau, une femme et un enfant d’environ six ans, sans doute une vieille Chinoise, ce que je présume car elle portait une de ces vestes matelassée semblables à celles avec lesquelles dort David, bien que la sienne fût plus colorée, et son petit-fils. Pendant que nous passions dans le soleil joyeux, je regardai l’aïeule peindre l’air avec maîtrise de lents mouvements de taï-chi, sa coiffure de nacre élégante ne bougeant pas d’un iota, l’enfant beau comme une peinture du seizième, souriant sans le savoir. Nous nous éloignâmes et je n’oubliai pas la vision. Je ne savais pas encore que ma journée serait un calvaire.

Les bas-côtés sont splendides en ce moment. Les herbes hautes effleurant le ciel le disputent à des coquelicots faussement discrets, entre lesquels descendent, figures pastel, de minuscules Camille et Jean.

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