Santé et bien-être

 

Arborant crinière de ciel
Qu’il secoue comme une oriflamme
Coiffant son immense isabelle ;
Sous chaque pas un épigramme
Sans métal son ongle martelle ;
Le temps paraît au ciel de flamme.

 

Il fait si jaune dans le soir
Que les couleurs sortent de moi
Et de mes cils entrelacés
Comme eux j’ai cessé de vouloir
M’éteindre lentement parfois,
J’aimerais souplement cesser

 

Il me semble que j’ai vécu
trente vies et ouvert les yeux
trente fois sur dix mille jours –
Il me paraît en avoir bu
de cent fois neuf étés le feu
– mais combien de fois les amours ?

 

Luisant d’un lointain jaune ciel
Et profilé comme un calame
Il dévora nos immortelles
Et stramant, pique et colle et gramme,
Foulant sélam et tourterelle
M’emporta loin d’où nous parlâmes

 

Mensonge l’agonie du soir
Pour ma poitrine sans trépas
Pour mes paupières embrassées
Mésoubli de mon désespoir
Sans que revienne sur ses pas
La cavale toujours pressée

 

Il me semble que j’ai vécu
sans vivre et sans fermer les yeux
deux fois en trente mille jours –
Il me paraît en avoir bu
neuf cents étés d’un même feu
– brûlant une fois pour toujours !

 

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