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Yann-Fulub Follet

 

errant, penaud,
je franchissais le portail
sans même lever les yeux
et regagnais l’itinéraire
des lueurs blanchies
du point du jour
au hasard
des cailloux solitaires
je n’avais plus la force
de te cacher les larmes
endormies sur mes joues
ni même le vertige
du vide qui violemment
m’envahissait au sortir
du domaine,
les couleurs des hortensias
ne parvenaient plus
jusqu’à moi,
et peut-être après tout
n’y avait-il jamais eu d’hortensias
et peut-être la tour
ne fut qu’un hêtre
ou un peuplier

Extrait de brèche-lune, Yann-Fulub Follet

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