Actualités et politique, Musique, Voyages

24 mai 2013

Robe de cuivre et
Décroissant de lunule brillent
– Vois-tu cette livrée ?
Potron-minet parfois la grille
D’une ombre déclarée –
Va, Nachtegall, gare à ton trille ;

Entends-tu la planète
Féroce qui est impartie
À l’errante jeunette
– Grâce d’isle antique engloutie,
Pauvre chatteminette –  ?
Ta voix, Philomèle, est partie.

La douceur d’un pelage,
Les commissures un peu roides
Rêvent pour l’hypallage
Mais y craignent jusqu’à l’eau froide
Flambant le carrelage ;
Lors peux bien pleurer tes roulades

Car qui te nomme encore ?
À qui souvient combien de vies
Le chat-sœur a au corps
Avec ses diables, ses envies
Aux coussinets qu’écor-
Chent les airs où ton frère avie ?

Du firmament des mais,
Chambre aux étoiles, tombe un être
Qui s’en va tout seul mais
Reste perché sur la fenêtre
– Lui ne t’oublie jamais ;
Quirite ta joie devant l’aître !…

Les nuits vont en demains,
La dureté des choses affleure,
Le félin fuit des mains
La bleue caresse qui l’effleure ;
Les félonies d’humains
Ton cri pas moins n’en fleure.

Le brou du jour s’étend
Blanchi comme dans une cryp-
Te ; tant de temps en temps
S’étirant, des réveils s’agrippent
Hérissés ; l’on entend
Tchou chipe-chip, toi-toi-toi yip !

Ondulent d’une bête
Les flancs dessous une queue lente ;
Tu vis seul de Bastet
L’instant où nulle âme ne hante
Deux agates sans maît-
Re ;  eh ! bien, Luscinia, chante !

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