Voyages

4 novembre 2011

Oh jour d’entrenuits ; il tombe des pierres,
Il tombe de l’âcre, il tombe du plomb
Et claque sans bruit le portal oblong,
Gardien de mes puits au fond d’un cratère.

Au-dehors le jour coule sans lumière ;
Doigt privés d’ivoire n’y font pas de son
Et si l’âme encore accuse un frisson,
C’est que dans le noir tombe Lucifer.

Les nuées ne font même pas de pluie ;
Toutes ces graines que j’ai vu planter
La terre ont emplie de stérilité ;
Dénuées de sens, les saisons s’enfuient.

Et tombe des nues tout ce qui s’ensuit :
Regards dans l’obscure, à n’en pas douter,
Hagards souvenirs que j’eusse emportés
Si j’avais un cœur où Selênê luit.

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5 réflexions sur “4 novembre 2011

  1. Sile dit :

    En lisant ce poème, je ne sais pas pourquoi, j’ai pensé au film « Les Choristes ». Et j’ai même entendu , venant de très loin dans ma tête, les enfants le fredonner, même si je n’ai pas saisi le sens de toutes les paroles.

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