Divertissement, Voyages

17 septembre 2011 (sans sérieux)

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Alors que m’en venais sur le chemin
Emplettes à mon bras, au lieu d’un mouchoir
Ma veste par mégarde laissai choir
Et de désespoir m’en tordis les mains

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Malheureuse, avais déjà traversé
Et mon vêtement gisait, en pâture
Livré au terrible flot des voitures ;
Le cœur me manquait pour m’y élancer.

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Que faire sinon ? Sous un ciel muet
Le château, hautain, me considérait
En bas les badauds passant ignoraient
La détresse étreignant mon corps fluet.

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Surgit alors à ma grande stupeur
Un jeune héros, droit sur sa monture,
Casqué de cheveux bouclés, quelle allure !
Vint à ma rescousse, ignorant la peur.

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Avec la puissance et la rude grâce
D’un cavalier hun, qui peut cependant
Qu’il est au galop, cueillir de ses dents
Au sol une fleur, mon champion fit face.

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Se baissant, saisit, tout délicatesse
À terre l’atour qu’il brandit vers moi
Bravant la mêlée ; lui souris d’émoi
Puis laissai filer pour d’autres prouesses.

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