Voyages

9 octobre 2010



Silence sur mes yeux car la brume m’enserre
– Comme choit la noirceur – infimement se meut
Et dans mes os, mon cœur, et mon âme, se veut
Infâme souveraine – où des soleils dansèrent !

À ma mémoire échappent les jours qui passèrent,
Aux étoiles filées j’oublie jusqu’à mes vœux ;
Ils ressemblent aux songes, ces halos fumeux,
Puis que tous sont éteints ; ma voie est un mystère.

– J’ai cru depuis l’aube des astres m’entourer ;
Vint le crépuscule ; n’étant plus éclairés
Ils jetèrent leurs masques – vains miroirs –; s’éteignirent. –

Ma voix gèle, au désert… Mais, oh ! l’inespéré !
Voici que me sourient des flambeaux ignorés :
Âmes resplendissant, ô âmes qu’hui j’admire !

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