Voyages

17 août 2010


J’allais parmi la brume, et les cieux endeuillés
Fermaient là-haut, sur ma tête, leur aile noire
De noirs corbeaux muets; l’air était d’encensoir,
L’ombre était de tombeaux aux cyprès effeuillés.

Mon pas oppressé mène lourdement
À un tronc, lourd de chagrin, qui m’épaule :
– Dis-moi, quelle est cette peine, grand saule
Sous lequel je vais verser mes tourments?

Folie m’étreint; l’arbre répond. Propos
Qu’il tint en moi allèrent se ficher.
– Pleurez l’amour infini et sachez
Que l’ire est noire et l’ombre sans repos.

La brume dissipée fit découvrir la terre;
A mes pieds rayonnaient mille chemins connus
Que la lune implacable éclairait, morne et nue…
Mais au champ ressemé reste beaucoup à faire.
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