Voyages

30 novembre

À l’ami qui m’a pourvue du premier vers.
Que la nuit calme et pure apaise ton esprit
Et que le chant des flots d’étoiles souveraines
Te conte les pirates et les vertes sirènes
Qui naviguent en des eaux où un rêve insurpris
Étale ses couleurs, ses camaïeus de gris
Sans retenue, sans fin, sans l’ombre d’une gêne
Et se laisse glisser aux vagues qui l’amènent,
Et l’écume des nuits, où la grève est un ris.

– 

Paisible et lumineux au-delà des nuages,
Ainsi va le dormeur, heureux, dont la marée
Emporte la nacelle où le songe la grée.
L’esquif ainsi pourvu peut affronter des âges
Les grains et les mers d’huile; un monde se recrée
Jusqu’au havre de l’aube, dont voici l’orée.
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