Voyages

28 octobre 2009

Vous allez seul ou seule, et traînant votre robe
Sur des chemins abrupts vers l’incertain bonheur
Auquel vous songez tant, tant qu’est creux votre cœur,
La lune pour tout feu, et comme lot, l’opprobre.
Les épaules amies sous vos doigts se dérobent ;
Ou vous prêtez la vôtre, et c’est la main qui meurt
De l’ami, éternel, le croyiez-vous à l’heure
Où tout vous rapprochait, le pain, la lie, la robe.
Vivant pour la lumière – elle ne vous guide pas – ,
Rêvant à un sourire – éteint voici vingt pas – ,
Vous embrassez des ombres et vous n’espérez plus.
Que le ciel vous embrase, on ne le croirait pas ;
Tel jour pourtant verra multiplier vos pas,
Vous irez seul à seule, et ne le serez plus.
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