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28 février

 
Je ne vois pas poindre l’oubli, tu sais ; demeure tant de colère… il devrait s’abattre d’un coup, le chêne – le grand chêne frappé par la foudre. Pleurer ?
 
Je ne peux toujours pas.
 
J’aurais voulu faire long, quelque chose comme un hommage en forme de complainte, une combinaison de mots rêveurs que tu n’aurais pas aimée.
 
Je ne peux toujours pas.
 
Je ne les ai pas entendus, tu sais; je me rappelle trop souvent ce soir où je n’ai pas entendu les couteaux chanter… j’aurai voulu – je regrette tellement.
 
Je ne peux toujours pas.
 
 
 
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3 réflexions sur “28 février

  1. Sylvie... dit :

    Il pourrait y avoir des larmes de ragemais la colère laisse les yeux secs… que c\’est-il passé?… peu importe… laisse revenir le rêve…

  2. Benjamin dit :

    Les pleurs sont notre richesse personnelle, gardons les pour nous, notre seule richesse, préservons les. Il y en a qui les gaspillent au nom d\’un dangereux ordre puant. Couteaux blancs et chemises brunes, j\’ai peur.

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