Autres, Voyages

9 mars 18:52

Voici pour changer un poème d’un auteur que j’aime beaucoup:
Les colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonneLes enfants de l’école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne

Wilhem Apollinaris de Kostrowitzky (1880-1918)  dit Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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4 réflexions sur “9 mars 18:52

  1. amélie dit :

    mañifico poem jadoooooore merci bcp tu sauve la vie en + les colchiques sont tro belle et von maider! MERCIIIIIIIIIIIIIIIII PS cool tn espace perso     Mélou
     

  2. Ove dit :

    Nuages dans le ciel
    S\’étirent, s\’étirent
    Nuages dans le ciel
    S\’étirent comme une aile.
     
    La feuille d\’automne
    Emportée par le vent
    En ronde monotone
    Tombe en tourbillonnant.
     
    Et ce chant, dans moon coeur
    Murmure, murmure,
    Et ce chant, dans mon coeur,
    Appelle le bonheur…

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