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15 février 17:02

Finalement il n’y a pas eu d’oral pour moi puisque j’avais 39 de fièvre et que je tremblais comme une feuille. Mais après deux jours de loupés, il faut tout rattraper, et ce n’est pas toujours drôle…
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2 réflexions sur “15 février 17:02

  1. elsa dit :

    tu viens de me soulager d\’un grand suspense, ça devenait intenable, j\’en ai mal dormi : comment allais-tu défendre ton oral. C\’est très décevant en même temps, on pouvait espérer une entrée mémorable, la tête blanche, cadévereuse, de ta voix morbide murmurer un bonjour et, portée par des jambes flagellantes dont la direction ne t\’appartenais plus, tu te serais approché de la longue table blanche, où t\’attend un professeur souriant, tentant de déceler ton éventuel stress ou ta peur panique. puis, sur un ton résigné, "je tire ?", le fonctionnaire aurait ajouté, comme si cela était d\’une évidence, "vas-y, tire". et tu aurais tiré. le coup fatal est donné, tu portes le fruit de ta visée à toi, de façon à pouvoir levoir, tu l\’aurais déplier, pour lire le sujet … tiré ! et cela sans montrer ta défaillance, comme si cet acte avait été réfléchi, répété dans ta tête, ou peut-être était-ce parce que tu ne pouvais plus réfléchir. de ta main droite, tu aurais serré fort le bout de papier minable, miséreux papier qui te coûtait cher en réalité, ton oral se jouait là-dessus. Au grand désarroi du prof, tu te retournes, sans un regard, sans un sourire ou un geste de désespoir, encore plus résignée tu t\’avances vers la table la plus reculée de la classe. Tu t\’approches de l\’objet, un instant de ressens ton corps qui souffre, qui préférerait être dans un douillet lit. Mais ce sera là, là que tu passeras les minutes suivantes, là que tu plancheras pour tenter de sauver les apparences. dans un grand soulagement physique, tu te libères de ce qui accapare ton dos et tes mains, ton sac, ton manteau, tout tombe à terre et, comme si la tristesse t\’envahissait soudainement, tu t\’assois lourdement sur la chaise froide en regardant dans le vide. une ombre passe près de toi, tu ne la vois pas, tu ne la sens pas, mais tu sais qu\’elle est là, est-ce ton ange gardien qui vient de souffler ? non, ce n\’est que l\’élève suivant qui se rend au bureau démarrer son oral. dans quelques minutes c\’est toi qui te lèveras, tu devra trainer des pieds, lever tes lourdes chaussures pour faire les quelques pas qui te sépare de la torture finale…

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