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16 avril 2017

Mystères

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Au fond du bassin vide
Il y a un pré
Où les pies se posent ;
Le pied des grands arbres prend l’air et le soleil roux :
On aurait envie d’y descendre,
De courir dans les roseaux
Dont la paille se couche
En attendant le printemps ;

Mais c’est déjà le printemps :
Dans les branches se couche
Le cœur déjà presque chaud
D’un ciel qui prend les tons de cendre
Du sien ; et sans larmes l’on jette ses rêves fous
Où les pies se posent,
L’herbe est marée
Et les charmes arident.

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Debout sur un fil diagonal,

Au-dessous, c’est l’enfer,

Au-delà, le ciel jaune et vert,

Une ombrelle au bout de chaque bras tendu,

Je marche ;

Le soleil me tombe en plein dans le cœur

Et m’emporte.

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26 février 2019 – Je te salue

Ô froidure qui t’épands depuis notre cœur ;
Terrible nuit qui t’étends sous le soleil ;
Ô brame qui fais reculer tous les sons de la vie ;
Brume cristalline qui piques et aveugles ;
Présence d’un rien ni de personne ;
Déni de joies ;
Extincteur de nos rires ; voile infranchissable entre nos corps ;
Avalanche de cailloux gris qui cascadent au milieu des pensées ;
Puissance inintelligible du néant ;
Ô toi qui voles sur nos têtes
Ce qui est sans propriétaire ;
Ce jour encore,
Je te salue ;
Toi qui es un tunnel pour nous
Et qui n’es pour plus personne ;
Qui tires vers le sol nos épaules,
Nos pupilles, nos paupières
Et le nectar de nos yeux ;
Toi qui rends la douceur amère,
La tendresse, nécessaire et déchirante ;
Qui nous confrontes à notre ultime absurdité ;
Toi qui effaceras peu à peu une empreinte déjà ténue
Et feras oublier au miroir un regard, au lit, un poids, aux murs, une voix,
Au cœur, une source de joie ;
Ô manticore,
Je te salue ;
Affre inéluctable ;
Souvenir de riens ;
Lourdeur abêtissante ;
Infinité insupportable ;
Mutation de liens ;
Spasmodie galopante ;
Apprentissage imparfait de l’absence ;
Espoir déçu ;
Torture sans objet et sans tortionnaire ;
Glissement de la Terre ;
Coup de massue ;
Près de son corps,
Je te salue.

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SA I – 11 juillet 2018

Délibérations débilitantes avec les axiomes turgescents
Les monômes et les implants cochléens
Ton syrop coule sur la bille du billot
Détruisant la vue avec l’instant
Le chrême avec le hérisson
Les rondes avec les bourrées
Teneur en alcool quatre-vingt-dix-neuf virgule quatre-vingt dix-neuf pour cent
Simplifie encore, simplifie
Les anges évaporés portent la paume de la main à leur front
Et leurs ailes toutes flapies font un bruit de rotor sous le tien
Toutes armoires ouvertes, les tombeaux foncent
Sur la route
Et les torches éclaircissent
Les plus obscurs mystères
Simplifie
Tu auras bientôt tout oublié

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